
ABIDJAN- Le calme semble revenu à Duékoué, dans l'ouest ivoirien, où huit nouveaux morts sont venus porter à 13 le nombre de personnes tuées dans des affrontements intercommunautaires, selon un témoin joint au téléphone.
"La descente punitive de la communauté Malinké sur le camp de réfugiés a fait neuf morts", selon la même source qui affirme qu'un "calme précaire" régnait dans la ville en début de soirée.
Tôt le matin, des jeunes Malinké ont attaqué et incendié le camp de déplacés internes du village Wê de Nahibily.
L'opération de représailles était destinée à réparer une attaque essuyée jeudi nuit dans le quartier Kôkôman, de la part d'assaillants armés qui ont tué quatre personnes parmi les habitants.
Le quartier Kôkôman est majoritairement habité par des populations d'origine Malinké.
La communauté Malinké soupçonne les jeunes Wê résidant sur le site d'accueil de Nahibly d'être les auteurs de cette attaque.
"Plusieurs personnes restent toujours terrées à leur domicile malgré l'ouverture de quelques commerces et la reprise du transport en commun", ajoute le journaliste local.
Selon lui, plusieurs pensionnaires du camp errent dans la ville ne sachant où aller, d'autres ont été recueillis par des familles quand d'autres encore ont choisi de regagner leur village.
L'armée patrouille dans la ville et le préfet a convoqué une réunion de crise avec les chefs traditionnels et la hiérarchie militaire, a indiqué la même source.
En janvier dernier, un affrontement entre les deux communautés avaient fait au moins neuf morts.
Au plus fort de la crise post-électorale, en avril dernier, plusieurs centaines de personnes avaient été tuées lors de la prise de la ville de Duékoué par les forces armées pro-Ouattara.
La communauté autochtone Wê est majoritairement favorable à l'ex président Laurent Gbagbo tandis que les Malinké (originaires du nord) sont proches du président Alassane Ouattara.
Source: Xinhua
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